"je croyais qu'il suffisait de t'aimer" de jacques salomé

"Il n'avait pas entendu assez tôt qu'il la perdrait à vouloir la garder. Il n'avait pas saisi qu'elle avait besoin de son amour, mais pas d'une relation. Il n'avait pas été capable d'entendre que le début d'un amour ouvre non seulement à des espoirs insensés mais réveille aussi les blessures les plus profondes d'une enfance violentée."


"C'est dangereux d'aimer quand, chaque fois se profile le risque d'un abandon, d'une trahison. C'est violent, un amour qui se construit sur des attentes qui sont des exigences.C'est fragile une relation qui accepte de se nourrir de leurres; qui se perd, entre besoins et désirs blessés."
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# Posté le dimanche 21 septembre 2008 17:33

"Du rêve pour les oufs" de Faïza Guène

"Quand on a aimé on ne compte plus..."
C'est vrai que si on est bête dans l'amour alors qu'est-ce qu'on est bête dans le chagrin d'amour...
On passe son temps à chialer, on chiale à en ruiner les moindres recoins de son kleenex, et puis on se met à perdre du poids, on brûle une somme incroyable de calorie.
C'est fou comme la tristesse est un régime efficace, ça vaut dix fois mieux que toutes ces recettes miracles...
Dans ces moments, notre entourage s'inquiète vraiment beaucoup et n'a de cesse de nous demander si "ça va mieux" et pas juste si "ça va" comma avant.
On multiplie sa consommation de café, de cigarettes, d'alcool et de drogues éventuellement...On se met aussi à écouter des chansons larmoyantes. On a souvent besoin de parler, et on se retrouve avec des factures téléphoniques de dix pages. Surtout on ne pense qu'à ça. Au boulot, on frôle le blâme voir le licenciement et c'est étrange mais on le souhaiterait presque... Devant le miroir on a du mal à affronter ce regard boursouflé par les pleurs qu'on n"a jamais trouvé si moche. Et quand on s'oblige à faire un petit effort, on arrive même plus à se mettre du rouge à lèvres sans déborder.
On se fout complètement de ça et du reste aussi...
J'ai beaucoup pleuré pour les mecs. Souvent je l'ai regretté après coup en me disant que c'est tous des connards -on se dit totues ça- et qu'aucun ne vaut une seule de mes larmes. En même temps, je chiale pour pas grand chose...
(lisez ce livre!)

# Posté le mardi 22 juillet 2008 18:00

"rien de grave" justine lévy

"Il me disait, quand on s'aimait, un jour tu me quitteras. ça me faisait rire, c'était absurde, je répondais non je ne te quitterai pas. Si, tu me quitteras, tu me quitteras parce que tu es une reine et que moi j'ai le cul en plomb, tu te fous de tout, de ce qu'on dit de toi, et de ce qu'on pense, de plaire et de déplaire, tu n'as pas besoin de moi, tu n'as besoin de personne, tu es forte, plus forte que moi en fait. Je riais, ça me faisait hurler de rire, plus forte que lui, besoin de personne, quelle blague. Mais lui, obstiné, répétait, tu me quitteras un jour, j'en suis, mais je suis sûr aussi que personne ne t'aimera jamais comme moi. Ah et pourquoi? Parce que. Parce que quoi? Parce que c'est comme ça, je te connais par coeur, je t'aime par coeur, personne jamais t'aimera par coeur comme moi. Je pensais qu'il avait tort. C'est loin, je m'en souviens mal, mais je crois que je pensais qu'il avait tort, qu'on ne se quitterait jamais, il était toute ma vie, il disait ça pour se faire peur et, ça me donnait le vertige de m'imaginer sans lui. Il disait ça pour se faire du mal, pour me faire du mal, mais ça ne me faisait pas mal, c'était imaginer une couleur qui n'existe pas, je n'y arrivais pas
."

# Posté le mercredi 02 avril 2008 19:04

Cher Flaubert

Flaubert pensait que l'anticipation était la plus belle forme de plaisir et la plus fiable. Tandis que les choses qui vous arrivent vous déçoivent invariablement, les choses qu n'arrivent pas ne vous déçoivent...Ni ne se ternissent. Elles restent gravées dans les coeurs avec cette espèce de douce tristesse...

# Posté le jeudi 21 février 2008 16:05

"Seras-tu là" de Guillaume Musso

"-Je veux qu'on se sépare Ilena.
Elle voudrait répondre, mais c'est trop douloureux. Elle se sent impuissante, des larmes couler sur ses joues.
-On n'est pas mariés, on a pas d'enfants... continue Elliott.
Elle voudrait qu'il arrête de parler parce que ses paroles sont comme des coups de poignard qu'il lui assène en plein coeur et qu'elle ne va pas pouvoir tenir longtemps à ce rythme. Alors, oubliant tout orgueil et fierté, elle lui avoue dans un élan:
-Mais tu est tout pour moi, Elliott,: mon amant, mon ami, ma famille...
Elle s'approcha pour fondre dans ses bras, mais il se recule.
Elle lui lance un regard qui le déchire tout entier. Alors qu'il croit ne rien pouvoir ajouter, il ouvre quand même la bouche et parvient à articuler:
-Tu ne comprends pas, je ne t'aime plus Ilena."

# Posté le mercredi 19 septembre 2007 16:01